Article sur ECOBANG-NAVY publié par Le Journal des Entreprises

Nous remercions Le Journal des Entreprises (Occitanie) d’avoir publié article de presse “Vento-Sol recycle les bateaux pour traiter les effluents phytosanitaires”. Cet article, écrit par Philippe Kallenbrunn, aborde pas seulement notre dernière innovation ECOBANG-NAVY, mais aussi les autres dispositifs de la Gamme ECOBANG™. L’article est sorti le mardi 7 juin 2022 et vous pouvez le lire sur leur site directement en cliquant ici.

En résumé :

La société castraise Vento-Sol, experte dans la gestion des effluents phytosanitaires agricoles, innove en complétant sa gamme par des cuves de stockage confectionnées à partir d’anciens bateaux de plaisance.

Vento-Sol recycle les bateaux pour traiter les effluents phytosanitaires

Nicola Vento présente son premier bateau de plaisance recyclé en cuve de stockage pour la gestion des effluents phytosanitaires. — Photo : DR

La société Vento-Sol (3 collaborateurs, CA prévisionnel 2022 : 150 000 €), spécialiste de la gestion des effluents phytosanitaires basé à Castres (Tarn), a créé et commercialise un système d’évaporation de ces effluents directement dans la cuve de stockage grâce à une ventilation forcée. Nommé Ecobang, il s’adapte à trois types d’équipements que propose l’entreprise : une version économique tout en kit, une autre dans laquelle il est associé à une caisse palette de 900 litres et une troisième pour des cuves en acier de 2 000 à 6 000 litres. Pour produire ces équipements, le président et fondateur Nicola Vento achète ses ventilateurs en Allemagne et ses caisses palettes en Italie. Il recourt aussi à des sous-traitants locaux : un chaudronnier de Mazamet pour la confection des grosses cuves ou une entreprise de Labruguière qui élabore les coffrets électriques.

Le marché de la société est essentiellement français mais la gamme Ecobang est aussi distribuée en Italie, en Espagne et en Suisse. Son point fort : elle peut aussi s’adapter à toutes les cuves (acier, plastique, béton), hors sol, semi-enterrées ou enterrées. “Avec nos solutions, nous permettons le réemploi et la prolongation de produits considérés comme des déchets”, appuie Nicola Vento. Ainsi, la plus grande cuve équipée par Vento-Sol à ce jour est une ancienne citerne de stockage de vin de 20 000 litres.

Une économie de 30 à 60 % pour le client

Il y a deux ans, Nicola Vento a eu l’idée de récupérer d’anciens bateaux de plaisance pour les transformer en cuves de stockage équipées d’Ecobang. Il a confié la réalisation d’un prototype à l’entreprise Bathô, basée à Rezé (Loire-Atlantique), experte dans le réemploi de bateaux de plaisance, qui le lui a livré en septembre 2020. Un ancien voilier de 6,2 mètres de long, de 2,3 mètres de large et d’une capacité de stockage de 4 000 litres, a ainsi été reconditionné pour être transformé en cuve (retrait du mobilier, étanchéité intérieure et extérieure, peinture…). Durant 15 mois, Vento-Sol a ensuite mené des essais pour vérifier le bon fonctionnement du dispositif et apporter les améliorations nécessaires. Aujourd’hui, le dispositif Ecobang-Navy est opérationnel. L’économie réalisée pour les clients qui achètent un bateau reconditionné peut atteindre 30 à 60 % par rapport à l’achat d’un Ecobang équivalent avec une cuve en acier inox.

Le projet est soutenu par l’association pour la plaisance responsable (Aper), un éco-organisme agréé par le ministère de la Transition Écologique et Solidaire, pour gérer la filière de déconstruction des bateaux en fin de vie dont l’objectif est de récupérer et de détruire plus de 5 000 bateaux par an. “Le gisement potentiel est énorme, indique Nicola Vento. Certains ne sont bien sûr pas réutilisables mais d’autres sont en bon état. Et l’Aper peut nous aider à les trouver.” L’innovation de Vento-Sol est par ailleurs citée dans un récent avis du conseil économique social et environnemental régional (Ceser) sur l’économie “bleue”. L’entreprise castraise ambitionne de faire construire des Ecobang-Navy chez Bathô. Si les volumes augmentent, les bateaux seront transformés par des prestataires à proximité des clients. Ne reste plus qu’à convaincre les agriculteurs.