Il existe plusieurs dispositifs pour traiter les effluents phytosanitaires. Nous proposons ici un tableau comparatif de l’investissement nécessaire pour l’achat de 4 dispositifs: ECOBANG (avec deux versions présentées), HELIOSEC et PHYTOSEC
Comment faire un comparatif parfaitement objectif ?
En tant que fabricant d’ECOBANG, nous souhaitons éviter le risque d’accusation d’être partial dans ce comparatif. Par conséquent, nous nous sommes basés uniquement sur les données visibles sur les sites internet de nos confrères. La date de mise à jour est le 4 décembre 2025.
Nous ne portons ici aucun jugement sur les dispositifs. Nous reprenons intégralement et uniquement les informations fournies par les constructeurs, sans donner notre point de vue.
Ces quatre dispositifs sont comparables car les applications visées sont identiques, car le principe de fonctionnement repose pour tous sur une évaporation des effluents phytosanitaires, et parce que leurs résidus sont éliminés par ADIVALOR.
– ECOBANG IBC/ GRV que nous fabriquons: dispositif ECOBANG adapté sur une cuve de 1000L, vendu en kit ou clef en mains avec la cuve. La capacité d’évaporation varie entre 500L/ an et 2500L/ an, selon le climat et la zone géographique. Le dispositif repose sur une ventilation forcée dans la cuve.
– ECOBANG CP900, que nous fabriquons aussi: dispositif ECOBANG installé sur une caisse palette de 900L, la capacité d’évaporation varie entre 400 et 2000L/ an. Le principe de fonctionnement repose sur une ventilation forcée dans la caisse.
– HELIOSEC, fabriqué par la société Solhead. Deux versions apparaissent ici dans ce comparatif: la version HELIOSEC 2m2 (de dimension 2*1m) qui peut contenir 1000, et qui pourra évaporer entre 1000 et 1500L par an, et la version HELIOSEC 4m2 (dimensions 4*4m), d’une contenance de 2000 litres, qui pourra évaporer entre 2000 et 3000 litres par an. Le principe de fonctionnement repose sur une évaporation naturelle, sans consommation d’énergie.
– PHYTOSEC, fabriqué par la société Axe-Environnement, qui peut contenir 540 litres, et dont la capacité d’évaporation annoncée est de 1100L/ an au Nord de la Loire, et de 1600L/ an au Sud de la Loire.
Une comparaison dans deux situations différentes
Les dispositifs de traitement des effluents phytosanitaires doivent être choisis selon plusieurs critères principaux (liste non exhaustive):
– les volumes d’effluents générés annuellement. Nous n’observons pas de corrélation entre la surface agricole et les volumes d’effluents. Les volumes générés dépendent du nombre de lavage et de la quantité d’eau utilisée pour chaque lavage. Les volumes d’eau dépendent du niveau de propreté recherchée, du débit d’eau, de la taille et du nombre de pulvérisateurs. Le dispositif de traitement des effluents choisi doit pouvoir évaporer la totalité des effluents générés en une année à compter du début des traitements phytosanitaires. Mais attention… le volume évaporé se fera sur toute l’année… alors que les effluents sont générés sur quelques mois seulement.
– la capacité de stockage: le dispositif choisi doit pouvoir stocker les volumes d’effluents générés. Par exemple, les effluents sont, en viticulture, souvent générés entre mai et juillet de chaque année. Le dispositif doit donc avoir une cuve de stockage suffisante pour pouvoir stocker la totalité des effluents générés sur une courte période de 4 mois, alors que l’évaporation se fera sur 12 mois. Si la cuve de stockage est trop petite, l’utilisateur sera alors obligé d’utiliser une cuve tampon de stockage.
– la capacité d’évaporation du dispositif: celle-ci varie énormément selon le climat (températures et hygrométrie) et les conditions de stockage. Par exemple, pour ECOBANG IBC/ GRV, il est possible d’évaporer entre 500L/ an (en Picardie avec un stockage orienté vers le Nord) et 3000L/ an (meilleur résultat mesuré à Avignon avec un dispositif situé à presque 3 mètres de hauteur). En Gironde (et sur toute la côte atlantique), la capacité d’évaporation sera d’environ 1000L/ an, sur Toulouse de 1500L/ an, Perpignan autour de 2000L/ an, en Martinique 1500L/ an, environ 700L/ an en Alsace, etc…
Dans ces conditions, nous considérons qu’un comparatif des dispositifs est obligatoirement accompagné d’un contexte précis. C’est pourquoi nous présentons ici deux situations très claires auxquels nous avons déjà été confrontés avec des clients:
– Situation 1: 2000L d’effluents phytosanitaires à évaporer à Avignon. Dans cette zone géographique, le climat est très favorable (air chaud et sec), et c’est là-bas que les dispositifs fonctionnant par évaporation seront les plus efficaces. Dans cette
– Situation 2: 1000L d’effluents phytosanitaires à évaporer en Gironde, où le climat a des températures plutôt favorables… mais l’humidité de l’air élevée à cause de la proximité de l’océan réduit considérablement la capacité d’évaporation.
Ci-dessous, le tableau récapitulatif montre les résultats de ce comparatif.